Plus de transparence

    Il faut mettre fin à l’opacité du fonctionnement du conseil d’administration !

    Les statuts doivent imposer que les procès-verbaux des réunions du conseil d’administration soient facilement accessibles à tous sur le site de la CIPAV afin que tous les cotisants et retraités de la CIPAV puissent constater quels administrateurs défendent leurs intérêts, contrôlent réellement l’action de la direction et des services et quels administrateurs sont là uniquement pour servir la soupe à la direction.

    Alors que, lors de la séance du conseil d’administration du 18 septembre 2024, une administratrice a eu l’honnêteté de déclarer (p. 3617 du procès-verbal) qu’elle avait « honte que la Cipav ne sache pas organiser un scrutin de manière légale » (ce qui a été confirmé par le jugement du 9 janvier 2025 qui a annulé les élections de 2024 après l’annulation de celles de 2020 par un arrêt de la Cour de cassation du 12 octobre 2023), une autre administratrice n’a pas craint de lui répliquer (p. 3618 du procès-verbal) « Les administrateurs et la direction doivent aller dans le même sens. Elle regrette les invectives envers la direction comme les affirmations sur ce qui est légal ou pas. Elle constate une atmosphère assez hostile envers la direction qui est pourtant là pour aller dans le même sens que les administrateurs. Elle ne comprend pas cette défiance permanente. » Les administrateurs ont le droit de considérer qu’ils sont au service de la direction avant d’être au service des adhérents qui les ont élus, mais il est important que les procès-verbaux soient facilement accessibles pour que les électeurs sachent qui les défend vraiment.

    Il faut également que les statuts indiquent clairement que, dans le fonctionnement du conseil d’administration, la transparence doit être la règle et que la confidentialité doit être l’exception dans des cas précis et justifiés. Il est inadmissible que l’on puisse affirmer (p. 3623 du procès-verbal) « au nom de la commission de contrôle, chargée de la déontologie[ : l]a déontologie comprend la confidentialité des débats. La commission sera intraitable. » Les statuts doivent énoncer clairement que les administrateurs débattent au nom de leurs électeurs et que ces derniers ont le droit de savoir comment les administrateurs les défendent (OU PAS !), sauf dans les cas très limités où une raison impérieuse impose la confidentialité.